Êtes-vous concerné par le trouble affectif saisonnier ?

Êtes-vous concerné par le trouble affectif saisonnier ?

Avez-vous déjà entendu parler du trouble affectif saisonnier (TAS) ? En France près 1 personne sur 10 serait touchée par ce phénomène.

L’automne s’installe et nous avançons doucement, mais sûrement, vers l’hiver. Les journées se font plus courtes, le soleil se fait plus timide, et parfois, notre moral tend lui aussi à ne pas être au beau fixe. Si ce moral en berne ne dure que quelques jours, pas de raisons de s’en alarmer outre mesure. En revanche, si vous ressentez un mal-être qui vous accompagne tout au long de la saison froide, il pourrait bien s’agir du trouble affectif saisonnier (ou TAS). Alors de quoi s’agit-il exactement ? Êtes vous concerné par le trouble affectif saisonnier ? Voyons cela ensemble.

Trouble affectif saisonnier : une forme de dépression liée aux saisons

Le trouble affectif saisonnier est un type de dépression à part entière. Les symptômes en sont très proches : vous vous sentez (très) fatigué, parfois jusqu’à l’apathie, vous avez une humeur mélancolique, une perte de motivation, des pensées négatives. Il se peut aussi que vous ayez du mal à ressentir du plaisir ou de la joie en effectuant des activités qui, en temps normal, vous font du bien. Enfin, de nombreuses personnes expérimentent un changement dans leur alimentation et/ou dans leur sommeil : on a tendance à vouloir dormir plus et à manger plus (surtout des glucides).

Vous l’avez compris, le TAS se manifeste comme une dépression. A une exception près : le trouble affectif saisonnier ne dure « que » le temps d’une saison. Généralement, c’est un phénomène que l’on observe en fin d’automne – début d’hiver. Mais dans certains cas plus rares, le TAS se manifeste au printemps ou en été. Ce qui doit vous mettre la puce à l’oreille ? Une vraie différence dans votre comportement d’une saison à l’autre, et sa récurrence chaque année.

Qui est concerné par la dépression saisonnière ?

En France, on estime que 500 000 personnes pourraient être sujettes au TAS. Les plus touchées sont les femmes, et de manière générale, les habitants des zones géographiques ayant une latitude élevée. 

 

Quelles sont les causes du trouble affectif saisonnier ?

Contrairement aux idées reçues, il ne s’agit pas d’un simple manque d’exposition à la lumière du soleil. En réalité, les choses sont un peu plus complexes. Chaque jour, notre cerveau se synchronise avec le monde extérieur pour être en éveil durant la journée, et en sommeil durant la nuit. C’est ce que l’on appelle le rythme circadien. Son repère pour se synchroniser avec le “monde extérieur” ? La lumière du soleil. Or, les journées qui se raccourcissent et la météo grisâtre viennent perturber notre rythme circadien et notre cerveau peine à se resynchroniser. Ce décalage entraîne alors l’apparition du trouble affectif saisonnier : un sentiment de mal-être à l’arrivée de la saison froide, qui peut parfois se révéler profond et brutal.

Dépression, fatigue, pensées négatives… comment gérer le TAS sereinement ?

Vous vous reconnaissez en lisant cet article ? Rassurez-vous, vous n’êtes pas condamné à passer chaque hiver avec le moral dans les chaussettes. Si la dépression saisonnière peut être une épreuve, elle a « l’avantage » d’être prévisible. Si vous y êtes sujet, vous pouvez donc prendre les devants pour prévenir les symptômes du TAS.

La luminothérapie, traitement de référence pour prévenir la dépression saisonnière

La luminothérapie consiste à s’exposer chaque jour, durant 30 minutes, à une intensité lumineuse de 10 000 lux, et ce pendant 15 jours. Vous pouvez le faire chez vous, avec une lampe de luminothérapie. Idéalement, cette exposition doit se faire le plus tôt possible le matin, et chaque jour a la même heure. Le but est d’aider votre cerveau à se resynchroniser, à retrouver des phases d’éveil et de veille claires et régulières. Si vous sentez les symptômes revenir, la cure est renouvelable plusieurs fois au fil de l’hiver.

Soigner son hygiène de vie pour retrouver son énergie

Notre état de santé peut changer du tout au tout en fonction de notre hygiène de vie. Ainsi, en cas de trouble affectif saisonnier, il est nécessaire de conserver (ou de mettre en place) de bonnes habitudes à l’arrivée de l’hiver :

  • Mangez équilibré et favorisez les légumes et les fruits pour faire le plein de vitamines et minéraux
  • Limitez les aliments trop riches dont la digestion requiert beaucoup d’énergie
  • Pratiquez une activité physique d’intensité moyenne à modérée 30 minutes par jour, pour rester actif et faire le plein d’énergie
  • Continuez de vous promener ou de faire des activités à l’extérieur pour vous exposer à la lumière naturelle

Toutes ces bonnes habitudes pourront vous aider à prévenir la dépression saisonnière, en complément de la luminothérapie.

 

Quand le TAS se prolonge ou s’intensifie

Il ne faut pas confondre le blues de l’hiver – forme légère du TAS – avec une véritable dépression saisonnière. Un blues passager est désagréable certes, mais si les symptômes se rapprochent de la dépression et sont particulièrement intenses, il ne faut pas prendre les choses à la légère. Ainsi, si malgré la luminothérapie les symptômes sont toujours présents, la question d’une dépression de fond - liée à d’autres facteurs que la saison – se pose. Dans ce cas, nous vous recommandons de prendre rendez-vous avec votre médecin généraliste en vue d'un accompagnement thérapeutique plus adapté.