Communication non-violente : la clé pour des relations bienveillantes

Communication non-violente : la clé pour des relations bienveillantes

Connaissez-vous la communication non-violente ? Non ? Et si cet outil pouvait apaiser vos relations à la maison comme au bureau ? On vous explique tout !

Dans la vie perso comme dans la vie pro, une simple requête formulée de manière maladroite peut vite créer des tensions, voire des conflits. Et oui, il nous est tous arrivé de mal choisir nos mots pour formuler une demande, et sans le vouloir, de blesser notre interlocuteur. Or, grâce à la communication non-violente, il est tout à fait possible de formuler ses besoins dans le respect et la bienveillance de l’autre. Alors comment améliorer vos relations avec votre entourage et vos collègues ? Comment gagner en assertivité grâce à une communication fluide ? Découvrons ensemble les bases de la communication non-violente.

La communication non-violente, en bref

La communication non-violente - ou CNV pour les intimes - est une méthode de communication verbale bienveillante. Inspirée par la pensée de Gandhi, elle a été théorisée par M.Rosenberg dans les années 70, à partir des travaux de C.Rogers et A.Maslow. Le principe ? 

En tant qu’êtres humains, nous avons tous les mêmes besoins, nous pouvons donc nous écouter et nous comprendre mutuellement. De ce fait, nous pouvons apprendre à communiquer de manière à favoriser l’écoute de soi et de l’autre, avec une approche bienveillante et empathique. C’est ce que C. Rogers qualifiait “d’écoute active” dans ces travaux qui ont constitué l’origine de la CNV.

Dans la pratique, on se base bien souvent sur les 4 règles d’or de la communication non-violente :

  •       Observation : vous observez la situation ou les faits de manière objective
  •       Sentiment : vous accueillez et identifiez les sentiments que cette situation provoque
  •       Besoin : vous exprimez le besoin que cette situation crée
  •       Demande : vous formulez une demande dénuée d’agressivité et de jugement

Cette méthode en 4 temps nous permet de formuler nos besoins de manière sincère et bienveillante. Cela demande d’être à l’écoute de soi, d’accepter ses émotions négatives comme positives et de les comprendre, tout en faisant preuve d’empathie. Tout un programme en soi, mais on vous rassure, avec de la pratique, ça vient vite ! Et surtout, les bénéfices de la CNV sont nombreux.

 

Pourquoi la communication non-violente, c’est cool ?

Parce qu’elle libère la parole
La communication non-violente ouvre le dialogue avec votre entourage, et permet à chacun de s’exprimer en toute sérénité. Du côté de l’entreprise, la CNV offre des échanges plus fluides avec vos collègues et encourage la créativité.

Parce qu’elle désamorce les conflits

Personne n’aime mettre le nez dans la gestion des conflits, que ce soit ceux qui prennent place à la maison ou au travail. En exprimant vos émotions et vos besoins, et en écoutant ceux des autres sans jugement et sans agressivité, vous allez pouvoir réfléchir avec vos interlocuteurs à des solutions constructives en cas de problème.

 

Parce qu’elle crée de la cohésion
En ouvrant la parole et en désamorçant les conflits, la communication non-violente prévient toutes les petites et grandes tensions qui peuvent fragiliser nos relations. En retrouvant une bonne communication et en développant votre assertivité, vous prenez soin de vos relations, vous entretenez vos liens avec votre entourage.


Parce qu’elle favorise la qualité de vie au travail
Les tensions et les non-dits créent un environnement de travail anxiogène. En acceptant vos émotions et celles des autres, en encourageant chacun à les exprimer en confiance, vous gagnerez en qualité de vie au travail.

Parce que vous allez vous épanouir
Grâce à la CNV, vous développez vos soft skills, vous avez une meilleure entente avec votre entourage, une meilleure compréhension de vous-même et vous développez votre confiance en vous.

Comment adopter la communication non-violente ?

Maîtrisez la méthode OSBD
Nous avons tout à l’heure parlé de la méthode OSBD, qui est la clé de la communication non-violente. Prenons maintenant un exemple concret, dans le cadre professionnel : vous avez un projet à finaliser dans un mois, et vous constatez que votre collègue ne s’implique pas autant que vous.

  •       Observation : « Nous avions convenu d’un point hebdomadaire et cela fait deux semaines que je travaille seul durant ce point » au lieu de « Tu n’es pas venu aux dernières réunions » ;
  •       Sentiment : « Je suis sous pression et stressé… » au lieu de « J’ai bien compris que tu voulais que je m’occupe de tout » ;
  •       Besoin : « … car j’ai besoin d’aide face à cette charge de travail » au lieu de « Il faudrait au moins que tu fasses ta part »
  •       Demande : « Pourrais-t-on faire un point sur le planning et voir comment se répartir les tâches ? » au lieu de « Est-ce que tu pourrais enfin te mettre à travailler ? »

Cet exemple pourrait tout aussi bien prendre place au sein de votre foyer. Par exemple, si vous avez l’impression que vous vous investissez davantage que votre partenaire dans les tâches ménagères, dans la préparation d’un déménagement ou d’un projet de couple quel qu’il soit. Cela peut être une très bonne méthode pour exprimer votre besoin, sans pour autant agresser ou culpabiliser votre moitié.

Adoptez un langage adapté

La communication non-violente est idéale pour désamorcer une situation problématique. Si vous émettez un jugement ou de l’agressivité envers un collègue, cela risque de couper le dialogue, quand la CNV permet d’ouvrir la discussion.

Néanmoins, quand la conduite d’un collègue - ou pire, d’un membre de notre famille - nous énerve, nous n’avons pas tous la zenitude d’un maître yogi et de ce fait, les bons éléments de langage (on vous rassure, nous aussi on a déjà passé en revue toutes les insultes qui nous venaient à l’esprit face à un comportement un poil énervant).

Quand vous vous adressez à votre proche ou à votre collègue afin d’exprimer un besoin, évitez d’utiliser le « tu » qui sonne toujours un peu accusateur au moment d’exposer les faits. Veillez aussi à ne pas généraliser la situation avec des termes comme « toujours », « à chaque fois », etc. On évite aussi les jugements de valeurs qui se formulent en « trop » ou « pas assez ».

Prêchez la bonne parole
La difficulté de la communication non-violente, c’est que pour déployer tout son potentiel, il faut qu’elle soit réciproque. Rien qu’en faisant l’effort de votre côté, vous allez voir de nettes améliorations. Rien qu’en faisant l’effort de votre côté, vous allez voir de nettes améliorations. Néanmoins, si tout le monde s’y met, cela va permettre d’en faire une norme dans votre entourage, ou au sein de votre entreprise, et favoriser le bien-être de chacun. N’hésitez donc pas à en parler autour de vous. Il existe de nombreux ouvrages sur le sujet, mais aussi des conférences, des ateliers et des formations à la CNV, à destination des particuliers comme des professionnels.


Vous pouvez ainsi trouver des journées et stages découvertes, des formations d’une semaine à 15 jours divisées en plusieurs modules, à faire en ligne ou en présentiel. Côté finance, les formations à la communication non-violente ne sont pas prises en charge par le CPF. Néanmoins, elles peuvent être financées par les OPCO ou via le plan de formation ou de développement des compétences. En dehors du cercle professionnel, il faudra financer vous-même cette formation.

Vous avez désormais tous les éléments pour devenir un grand maître de la communication non-violente. Elle pourra ainsi vous aider à vous épanouir dans bien des pans de votre vie : elle facilitera la communication avec votre cher(e) et tendre, avec vos amis, vos collègues, et même avec vos enfants. Essayez, vous verrez, vous pourriez être surpris !

En revanche, accordez-vous du temps pour parvenir à l’utiliser au quotidien. Le contexte dans lequel nous évoluons et nos réflexes émotionnels peuvent parfois rendre la CNV difficile à appliquer. Ne vous mettez pas la pression, entrainez-vous au fil des mois, et vous constaterez de véritables progrès.